Robert
GORDIENNE, Dictionnaire des mots qu’on dit gros, de l’insulte et du
dénigrement, Éditions Hors
Commerce, « Hors texte », 2002, 506 p., 25 €
Robert
GORDIENNE, Dictionnaire argotique des trucs, des bidules et des machins,
Éditions Hors Commerce, « Hors texte », 2004, 652 p., 23,90 €
Robert
GORDIENNE, Dictionnaire de l’éloge, de la flatterie et du compliment, Éditions Hors Commerce, « Hors texte »,
2004, 548 p., 25 €
Trois
sommes dont la plus sérieuse est sans doute l’argotique (8 000 mots, et de très
bons « exemples »), dont la plus originale concerne la flatterie et
dont la plus fameuse est pourtant celle des « mots qu’on dit gros »,
parce qu’elle fut la première. On se demandera comment fonctionne un
dictionnaire de la flatterie (proche parfois d’un dictionnaire des idées
reçues). C’est simple : à l’article « cara
mia ou caro mio »,
expression italienne, est proposé un emploi : « fait la flatterie du snob polyglotte
et imbécile », suivi d’un exemple
authentique. On le voit, l’auteur appartient aux lexicographes engagés ; il définit la « langue de bois »
comme le « discours politique
depuis la droite jusqu’à la gauche, de la maternelle à l’ÉNA » et le MÉDEF
comme une « association de malfaiteurs ». Mieux vaut donc lire avec
prudence ces dictionnaires mêlant connaissance de la langue et parti pris que
les consulter comme sources objectives.
Romain Vaissermann